18/02/2012 : Lac de Poursollet depuis l'Alpe du Grand Serre

Participants : Jéromine, Jerry
Petite sortie en terme de dénivelé (encore que...), mais longue en terme de distance.
7km aller, 14km aller-retour, plus de 900m de dénivelé positif cumulé et autant en négatif.
Le cadre final (lac entouré de quelques maisons d'alpage enneigées) est fort sympathique, mais que la route est longue! (pente moyenne: 6%)

Avec une neige dont la qualité allait de bonne à exécrable (de jolis sabots sous les peaux), on a un peu pédalé...
Après une montée assez longue ponctuée de nombreuses pauses photo, et une pause casse-croûte au lac, c'est le demi-tour.
Une casse de bâton, puis un peu de passage sous des arbres couchés en travers de la route avant d'entamer la descente car, chose curieuse, il nous aura fallu refaire du dénivelé positif avant de se laisser glisser.

15/02/2012 : Point 1306 de la crête du Mont Pelat : Versant SE depuis le Col du Frêne

Participants : Jéromine, Jerry.
Au lendemain de la St-Valentin, habille-toi bien
C'est vrai qu'il faisait un peu frisquet sur le parking, le temps de mettre les chaussures, coller les peaux...
Un petit départ à travers champs, et on rejoint un bon sentier forestier, bien large, en recroisant d'autres, ce qui va m'obliger à sortir la carte assez régulièrement. Nous débouchons assez rapidement dans les champs au dessus du lieu-dit "La Cornue" et suivons le sentier qui s'élève en direction de la crête.
Pause-déjeuner au pied d'un arbre avant la descente, par le même itinéraire.

28&29 Janvier 2012 : AG de Camptocamp-association

Un week-end pour discuter de camptocamp, des orientations futures du site, des projets. Un we pour les conversations personnelles, aussi. Et, pour finir, un week-end pour pratiquer!

Sortie le Samedi pour monter au Teysachaux, décrié par certains comme étant une "bouse", comparé par d'autres au Chamechaude local.

750m de D+ qui laissent une très bonne impression malgré une météo relativement capricieuse, nous offrant quelques rayons de soleil sous le ciel bleu pour mieux nous enfermer quelques instants plus tard dans un épais brouillard.

Une descente magique dans le couloir juste sous le sommet (avec un ou deux ratés...), et c'est retour au chalet.

Le lendemain, on remet le couvert avec arrêt à la moitié pour ma pomme.

15 Janvier 2012 : Le Platary : En boucle depuis le Col du Praillet

Petite sortie pour permettre à Jéromine et sa sœur de se remettre tranquillement au surf.
Neige dure en dehors de la forêt, réinvention de l'utilisation du snow...

11 Janvier 2012 : Crêt de la Goutte : Versant NW

Tiens... Pour une fois, pas de but... Ça change...
Première en skis de rando de la saison. Globalement de la bonne neige, avec un paysage très sculpté par le vent.

Dimanche 6 Mars: But au Col du Tour Noir

La veille déjà, il y avait un truc.
Une petite voix qui me disait "ça sent le but".
Bon, soit. On y va quand-même.

 

À 3 dans la petite voiture de Marielle, les skis en diagonale et Éliane qui a peu de place pour ses jambes, le coffre plein à craquer, on part de Genève direction Argentière.
Sur le parking, idée de génie de Éliane: aller chercher les billets tout de suite pour ne pas subir une queue énorme. Idée qui se révélera productive. Mais on aura quand-même droit aux deux longues files d'attente pour parvenir au sommet des Grands Montets.

De là, on chausse les skis pour descendre le glacier des rognons. J'ouvre le bal avec 2-3 virages sur piste, rapidement suivi par Marielle et Éliane. On quitte alors la piste pour arriver sur le glacier proprement dit.

Il faut alors se décider... À gauche? À droite? Finalement, ce sera à moitié au milieu, et à moitié sur les bords.
Et malgré une chute, nous prenons pied sur le glacier d'Argentière.
On chausse les peaux et commence alors la longue, longue, très longue remontée à plat du glacier jusqu'à atteindre la base du glacier des Améthystes...

Ici encore, on louvoie à la recherche de l'itinéraire: prendre les combes d'Argentière ou alors continuer à remonter avant de prendre pied sur le nouveau glacier? C'est cette deuxième option qui est retenue.
Arrivés au pied du glacier, le doute saisit mes coéquipières: le col que nous visons ne serait-il pas celui que nous voyons?

-Bah on n'a qu'à vérifier sur la carte. fait Marielle

À cet instant, quelque chose tique en moi. Un flash... Qui me montre moi en train de poser la carte contenant également le topo... sur le tableau de bord de la voiture...
Eh oui, j'ai été assez CON pour oublier carte et topo. Une des nombreuses erreurs à ne pas faire, et je l'ai faite... Ah bah non d'un chien...
Pourtant, je suis assez sur de moi, ce col n'est pas le bon:

-Euh... Y'a un petit problème avec la carte...
-Quoi?
-Je me souviens... L'avoir oubliée dans la voiture...

Gros blanc... Mais j'enchaîne:

-Mais nous sommes au pied du glacier des Améthystes. On a juste à remonter par là. Jm'en souviens.

Après quelques explications quant à cet oubli, nous décidons de demander tout benoîtement notre chemin, d'abord à un skieur qui redescend du glacier, puis à deux autres qui veulent y monter. Verdict: j'avais raison, l'autre col étant celui d'Argentière. Mais je sens que je vais devoir filer droit et me faire petit pendant un moment...
Nickel... On a juste à suivre les abondantes traces de montée.
Et on commence à bouffer du dénivelé. Le sac tire en arrière, la chaleur ambiante se fait sentir. On pédale dans la soupe, et je fatigue. Une barre plus tard, on avance un peu avant de faire une pause sur quelques rochers affleurant en bordure du glacier.
Quelques avalanches mineures débaroulent des couloirs en rive droite. On repart.
Enfin... Elles repartent. Je me retrouve littéralement cloué sur place, je peine à avancer. J'en bave, j'en chie. À coups de "tu peux le faire", "vas-y" et autres trucs du genre, avec également des pauses tous les dix mètres, je parviens à avancer un peu. On fait une pause sur un bon replat. Je le sens de moins en moins, et l'heure tourne. On décide néanmoins de continuer.
À peine ais-je fait cinquante mètres que je ressens un début de crampe jambe gauche. Pour moi, le message est clair, je ne monte pas plus. Je fais part de ma décision à Marielle et Éliane, et on décide de redescendre.

L'enlevage de peaux restera un moment d'anthologie. Tout d'abord, Éliane avait par endroits trois centimètres de neige collée à ses peaux. On les a enlevés avec la pane de mon piolet, le seul du groupe après une perte. Puis Marielle ne glisse même pas, dans une pente quand-même prononcée. Effectivement, elle a de la glace sous ses skis. Au piolet à nouveau, on l'enlève.
Ça y est, on est prêts à descendre. On suit les traces de montée, des fois que nous retrouvions le piolet disparu. Sans résultat.

On admire aussi les paysages, tout comme à l'aller.
Mais je trouve qu'on les apprécie mieux à la descente.

À la montée, on pense surtout qu'on en chie, qu'on est pas encore arrivés. Alors on les voit d'un œil distrait. Surtout quand, comme dans mon cas, on a des remords d'avoir oublié la carte. À la descente, on se laisse porter, ou presque. Tranquille. Tout est plus magnifique, bizarrement. Bref... Je vous ennuie, avec mes digressions à deux flocons... Sisisi, je le vois bien. Alors revenons à la descente:

"Tiens, j'ai soif... Un ptit coup rapidement, c'est quand-même pratique, ces pipettes..."
Cric, croc...
"Ah ben zut... La flotte a gelé dans le tuyau... Je mords de la glace..."

Passage de l'étroiture... Pleine de séracs et de crevasses. Marielle, ne se doutant de rien, est arrêtée en plein sur un pont de neige... Je la pousse à avancer un peu. Une petite séance photos plus tard, on rejoint les pistes bondées d'Argentière, puis le parking sur de la neige de culture...



Conclusion:
Journée au soleil, cordée sans pareil.
Conclusion bis: ne plus jamais oublier la carte.

 

Quelques photos ici

Dimanche 20 Février 2011: But à la Tournette

Clic!
bibibibip... bibibibip... bibibibip....
Réveille-matin 6 h, j'me réveille comme une fleur...

La comparaison avec la chanson de Tryo s'arrête là.

Pourquoi 6h? Parce que! (À question stupide réponse idiote... Mais non, hé! reveneeeeeeeeeez!).
Parce qu'à 9h, rendez-vous a été donné à Thônes, avec pour objectif la Tournette.
Trois personnes ne se connaissant pas doivent se rencontrer pour y parvenir: Marielle, Stéphane et moi-même.

Après un rapide petit-déjeuner, c'est le départ. Dehors, il pleut, un peu, beaucoup. Tant pis, direction Thônes, où j'arrive à 8h15... Ben quoi? Ça vous est jamais arrivé d'être en avance?
Non?
Menteurs!

Enfin bref... 8h30, petit coup de fil de Marielle, qui m'annonce qu'elle s'est trompée d'autoroute et qu'elle aura un peu de retard.
J'ai chronométré, elle avait 37s 61 centièmes de décalage par rapport à l'horaire prévu.

Stéphane la suit. Il nous annonce alors qu'il ne le sent pas trop. Il faut dire que la pluie tombe encore. Marielle ne se démotive pas, et moi non plus. On part donc pour la Tournette.

Reprise des voitures direction le départ de la course. En montant, la neige remplace la pluie. Hibou! Chouette!

Du parkingue improvisé, nous terminons les sacs. Prudents, nous prîmes les piolets et crampons, dès fois que le haut soit craignos...

Nous portâmes les skis jusqu'au parking - après avoir passé 10 minutes à chercher mes clefs qui se trouvaient dans une de mes poches - où un skieur venant d'achever sa descente remet ses peaux pour repartir.
Et c'est le grand départ à travers la forêt. Nous discutons un peu, apprenons à nous connaître "en vrai", puisque nos échanges se faisaient surtout sur le forum de Camptocamp.

On discutaille entre autres de l'idée de ce fameux G2G de Juin, de comment l'organiser... On parle de quelques contributeurs aussi (j'vous dirais pas qui, à moins d'un virement de 50kg de chocolat à mon adresse).

Nous nous faisons doubler par deux ski-randonneurs et en croisons un qui descend. Celui qui était au parking...
Le doute nous saisit... Aurait-il atteint le sommet en moins d'une heure? Une deuxième fois dans la journée, en plus?
Ou a-t-il fait comme deux autres ski-randonneurs que nous croisons en train de descendre, qui nous annoncent être allés uniquement aux chalets du Rosairy?
Le doute nous saisit... Moi particulièrement, Marielle n'ayant pas encore lu l'article à ce sujet à ce moment là: ce silence de la part de cet étrange personnage, son accoutrement simple, sa potentielle performance... Serait-ce un de ces Vrais Alpinistes dont nous a causé Francois, et qui a tant été étudié sur le Bistrot?
Damned! Ce ne serait donc pas une légende...
Pas le temps de prendre en photo cette espèce rare qu'il est déjà loin, très loin...

Nous sortons de la forêt sous une neige qui n'a pas cessé un instant de tomber depuis bien avant notre départ, et avec un brouillard relativement dense.

Après une rapide concertation, la décision est prise: on monte aux chalets, on fait une petite pause et on avisera de la suite à donner à cette aventure.

Quelques conversions plus tard, nous arrivons en vue du lieu dit. Marielle exprime tout haut la question que je me pose tout bas:
-C'est quoi ce truc là bas? C'est quelqu'un ou un morceau de bois?

Après un peu de progression, nous optons pour un morceau de bois.
En nous approchant encore plus, nous découvrîmes qu'il s'agissait d'une statue de la Vierge...

Petite pause aux chalets du Rosairy. On mange un morceau, et on observe la suite.
Au dessus, c'est jour blanc, et Marielle commence à subir le contrecoup de sa fatigue.

La décision est cette fois sans appel: on redescend.

Enlever les peaux... Alors...

schriiiiiiiiiiiiiiiiiiiiip.

Encore heureux qu'il n'y ait pas de vent.

Les plier, maintenant.

Ah? Non, c'est pas bon...

Ça y est. Maintenant, s'habiller pour la descente, changer de gants...
Didjo, fait froid aux doigts, dans c'pays!
Passer en position descente... Clac, clac. OK!

Et c'est parti pour la descente. Étant donné que le brouillard s'est intensifié, nous décidons de suivre la trace de montée jusqu'à tomber sur une bonne trace de descente. Quelques cailloux plus tard, c'est chose faite. La descente peut se poursuivre.
Un petit moment dans les alpages, puis nous pénétrons dans la forêt.
On croise quelques ski-randonneurs qui montent, on se fait doubler par un autre qui arrive à grande vitesse dans les sapins (en fait, il s'agirait plutôt de hêtres. Hein? Quoi? Ça n'intéresse personne? Bon, alors tant pis...).
La descente dans la forêt est assez héroïque, entre chasse-neige, dérapages et essais de virages. Avec de grandes tranches de rigolade. Nappez le tout d'une poudreuse fraîche mais humide, réfrigérez et servez.

La journée se terminera par une promenade le long du lac Léman, agrémentée d'une longue discussion, et d'une lecture de l'article "Portrait" assurant encore une bonne séance de fous-rires.

Finalement, on aura passé une excellente journée ensemble. Et c'est ski compte!


P.S: Mon correcteur aurtaugrafique m'indique "Léman" comme étant erroné. Vous y croyez, vous?