08/02/2011 : Croix de Chamrousse : Couloir du Chien

À ne pas confondre avec la goulotte du chien, qui mène à Casse Rousse, voici le Couloir du Chien.
Petite sortie pour s'occuper, avec de bonnes conditions dans le premier tiers, avec de la niege et de la glace, parfait pour cramponner; puis une poudre infâùe en de nombreux endroits dans le reste du couloir. Jéromine s'est même retrouvée avec une marche jusqu'à la taille...

02/02/2012 : Dent du Chat : Couloir N et arête ENE

Histoire de sortir un peu... Neige poudreuse assez épaisse tout du long.

18/01/2012 : Casse Rousse : Goulotte du Chien

Difficulté: AD/2 M3 Engagement: I Dénivelé: +500m/-336m
Horaire 3h dans les difficultés

Topo
Ça aurait pu commencer un peu mieux... Réveil avec une demie-heure de retard, bouchons sur la route de Grenoble... Finalement, c'est avec près d'une heure et demie de retard que nous arrivons à Chamrousse 1650. Objectif: la Goulotte du Chien à Casserousse, l'occasion d'initier Jéromine à cette discipline.
Descente par la noire du "Couloir de Casse-Rousse", au cours de laquelle on remarque des goulottes rive gauche ramenant sur la Croix de Chamrousse.
Au pied des goulottes, on s'équipe. Première longueur, deux ressauts rocheux avec une neige pas toujours bonne rendent la têche ardue, mais ça finit par passer. On a ensuite continué dans les couloirs de neige de la branche de gauche en tirant des longueurs.

07/01/2012 : Dent du Chat : Couloir N

Difficulté: PD+/2 M2 Engagement: I Dénivelé: +750m/-76m
Horaire 2h45 dont 20min dans les difficultés

Petite sortie histoire de se décrasser, et aussi de tester mes nouveaux quark. De bons piochons!
En ce qui concerne les conditions: relativement bonnes. Très peu de neige (rien au parking, très peu au pied du couloirs, quelques accumulations éoliennes quand-même), mais bons ancrages sur le caillou ou en terre gelée.
Je reviendrai.
Voir le topo sur camptocamp.org

10 Septembre 2011: Aiguille du Midi: Arête des Cosmiques

Difficulté: AD/4a(3c) Engagement: II Dénivelé: +250m
Horaire 5h dans les difficultés

Il fait beau...

Le soleil n'est pas encore véritablement levé, mais il commence à faire chaud...

La caisse "réservations" est fermée... Et depuis notre arrivée, une longue file d'attente s'est petit à petit amassée devant les guichets...

À 10h30, finalement, on est au sommet de l'aiguille. Il faut descendre l'arête. Descente qui se passe relativement bien mis à part un problème de déchaussage de crampons récurrent pour Jéromine. Elle décide donc de faire l'arête sans crampons.

Le parcours de l'arête se déroule plutôt bien. Après un passage en désescalade dans lequel ma compagne a eu un peu de mal, nous partageons notre rappel avec une cordée qui n'était pas sure que leur corde leur permette d'aller jusqu'en bas.

Le mur en IV- passe bien pour qui est chaussé de crampons, rapport aux prises taillées exprès. Mur fissuré plutôt bien équipé d'ailleurs, avec un câblé totalement verrouillé, un piton avec une cordelette et un friend verrouillé.

L'accès au dièdre-cheminée menant au dernier mur est un petit peu complexe... Il m'était complètement sorti de la tête. Il a fallu que je me mette à 4 pattes en tenant une fissure au niveau du sol pour passer de l'autre côté d'un petit dévers qui gênait la progression sur la rampe.

À 16h30, nous sommes tous deux sur la terrasse d'arrivée, après une course bien sympathique.

Par contre, l'ambiance "boîte de sardines" dans les bennes du télé est fort déplaisante.

16/07/2011: Aiguille du Midi: Arête des Cosmiques

Topo

Une très belle course, dont on m'a dit beaucoup de bien. Un Samedi de beau temps, plus la nécessité d'être dans le secteur le Samedi soir... Toutes les conditions étaient réunies, il ne me manquait plus qu'un partenaire.

Après quelques recherches sur c2c, c'est Mathieu qui vient se positionner en compagnon de cordée.

Nous nous retrouvons devant le téléphérique de l'aiguille du Midi à 7h30 pétantes. À 9h, après nous être équipés dans les couloirs de l'Aiguille du Midi et avoir descendu l'arête permettant de prendre pied sur le glacier, nous sommes à l'attaque, non loin de l'abri Simond et du refuge des Cosmiques.

On débute l'arête, précédés par 3 cordées progressant relativement lentement, que nous doublerons grace à un passage en dalle et fissure.

Arrivés au sommet d'un premier gendarme, il faut descendre soit en désescaladant, soit en rappel. Nous descendons en rappel, puis rallins le suivant, laissant passer entre temps un guide et ses clients, tous trois très sympathiques.

Plus loi, nous avons le choix entre prendre le passage en IV en dalle à droite ou un petit couloir en mixte à gauche. Je m'engage dans le couloir de glace, bricole un premier relai pour faire venir mon second, et part dans une deuxième longueur.

Après avoir placé une sangle, je m'attaque à un passage rocheux en refougne. Ça racle, mais j'arrive à arrtaper des prises de main... Mais c'est mon pied quime fait défaut, et je me sens alors partir en arrière...

Vite, se donner du volume, écarter les épaules... Le coincement est efficace, je ne chute pas.

Je rattrape les bonnes prises et termine cette mini longueur avec une sacrée onglée. Je fais finalement venir mon compagnon, et nous terminons l'arête sans histoire.

 

Pour la petite anecdote, nous terminerons dans l'album photo de deux touristes japonais, qui nous prirent en photo encore tout harnachés au pied du téléphérique.

28/06/2011: Aiguille du Moine: Arête Sud classique

Le topo sur camptocamp

Après un jour de repos, on se lance dans cette arête classique.

On a hésité à faire l'intégrale, mais on s'est dit qu'on n'aurait jamais le Montenvers si on la faisait.

Bon...

Avec l'horaire qu'on a mis, on a manqué le dernier train. Dodo au refuge pour une nuit supplémentaire... Mais ça donne l'occasion de goûter à l'excellente cuisine du Couvercle.

26/06/2011: Aiguille Verte: Couloir Whymper

Topo

C'est comme un rêve devenu réalité... Depuis quelques temps déjà, cette ccourse me tentait beaucoup. Mais nous n'étions pas ici pour ça...

Notre objectif initial était la Voie Normale de l'Éperon Oriental des Droites. Mais le doute est là... De retour des Courtes (enfin, du Col de la Tour des Courtes), nous avions pu voir la rimaye de l'itinéraire à emprunter, rimaye qui nous semblait relativement délicate.

De retour au refuge, les discussions entre alpinistes revenant de course et ceux qui doivent y aller le lendemain vont bon train. C'est ainsi que nous apprenons que le Whymper est en conditions exceptionnelles.

Nous discutons avec un guide en terrasse, qui nous dit que si on a le matos, c'est le bon moment pour tenter.

 

Notre décision est prise: demain, ce sera le Whymper!

 

Lever à minuit... Voila qui fait tôt. Départ à 1h du matin, tout va bien.

 

On gagne assez rapidement la rimaye, qui passe sans problèmes. Je passe la rimaye en premier, pose une broche pour protéger. L'engagement global est relatif, mais moralement, je suis "à fond", complètement engagé.

On bute contre le ressaut rocheux, en se plantant un peu dans l'itinéraire. On le passe dans une ligne de faiblesse au lieu de le contourner, mais ça passe bien.

Nous alternâmes de leader à la montée. Tantôt Élie, tantôt moi. Usant pour ce faire des relais prévus pour les rappels.

"La route est droite, mais la pente est raide"... En effet, c'est le cas. La montée est éprouvante en même temps que gratifiante et ensorcelante.

Le col est vite là, en 20 minutes nous sommes au sommet de la Verte, après avoir suivi l'arête neigeuse aérienne et cornichée, donnant vue sur le couloir Couturier.

Puis vient le moment de la descente en rappel. Longue... Très longue, surtout que j'ai le ventre vide, et donc que je suis vidé de toute volonté... Quand y'a pas de carburant...

Des coulées commencent à se déclencher... Vite, on gagne le bas du couloir, puis on patauge dans la neige pour rejoindre le refuge...Pour un repos bien mérité.

 

 

Désormais, nous sommes des montagnards, aurait dit Gaston Rébuffat...

25/06/2011: Col de la Tour des Courtes: pente SW du Col

Première sortie, avec pour objectif la traversée des Courtes.

Devant des conditions incertaines et une petite forme, on bute et on redescend.

16/04/2011: Petite Aiguille Verte: Voie Normale

Topo

Où?
Oui, Où...
Où est-il, ce passage facile de désescalade en III?
Parce que bon... Le topo est clair "désescalader alors un petit mur rocheux (III) et gagner le sommet par le fil de l'arête".
Soit.
Parce que de là où je suis, je ne vois pas de 3. Juste un éventuel passage, mais sans véritables prises de pieds, à descendre en crampons... Bref...
Après une concertation avec Anais, le choix est fait de faire demi-tour.

Mais avant de continuer plus loin cette histoire, laissez-moi vous conter... L'avant!

La course était programmée depuis le milieu de semaine. Autant dire qu'à partir de ce moment là, ma seule envie était d'être en week-end...

Rendez-vous est donné à l'entrée de Chamonix Vendredi soir pour bivouaquer. Après une rapide concertation, nous obliquons vers la falaise des Gaillands.
Arrivée à la falaise:
-Belle paroi, hein?
-Ouais?
-T'es motivée pour grimper?

Bref, petit échauffement la veille sur une petite voie des Gaillands.
Puis installation du bivouac (dans la voiture pour Anais; dans un hamac pendu à 2 broches de la paroi pour moi) et repas simple: pâtes, pain, saucisson.
Le lendemain, réveil matinal, et départ pour Argentière, avec bien sûr une queue phénoménale pour les caisses et la première benne.
À 10h15, nous sommes au Col des Grands Montets, équipés, habillés, prêts à partir avec juste un croissant dans la bide.
La montée des pentes enneigées ne pose aucun problème. Nous franchîmes la rimaye presque sans la voir, et gagnâmes le fil de l'arête. De là, nous suivîmes les traces et la cordée qui nous précédait.

Petit détail qui me saute aux yeux: la cordée qui nous précède et celle que nous croisons en train de redescendre sont équipées en coinceurs et friends (que le topo ne mentionne pas comme nécessaires).
Intérieurement; voyant que le leader de la cordée qui descend est un guide, qui doit donc connaître la course, me dis-je, a pris tel matériel; je me félicite d'avoir emporté... 3 friends... Un petit, un moyen et un gros.
Et ils n'étaient pas de trop.

Nous doublâmes la cordée nous précédant pour arriver assez rapidement à la table, après avoir passé ce fameux mur en III.
On peut reprendre l'histoire là où on l'avait laissée.

Donc reprenons...

Du coup, il nous faut redescendre.
Suivre le fil de l'arête, hop! Arriver au relais...
-Il est quelle heure?
-15h10
-Faudrait se dépêcher...

Nous passons vingt minutes à trouver puis appliquer une stratégie de descente: je la mouline au demi-cab' sur corde déjà vrillée, elle place des points en descendant, s'assure sur un becquet et assure ma descente. Ok, no prob'.
De là, deux choix s'offrent à nous: ou tracer dre dans l'pentu ou suivre l'arête comme à l'aller.
Bien sur, nous essayâmes dre dans l'pentu... Anais descend en premier pendant que, tranquillement vaché à un becquet solide (nous ne sommes pas dans l'Oisans, hein?), je l'assure. Verdict: si le début est bien, la suite est craignos.

Finalement, nous sommes arrivés vers 15h30 au Col, après un débat sur la correspondance "dernière montée/dernière descente", voulant de mon coté que ces horaires soient absolument les mêmes.

Une montée d'escaliers pour nous achever, et on descend pour manger un bout (rien avalé depuis le croissant du petit déjeuner sauf deux pâtes d'amandes) et boire:
-un demi-noisette (à essayer, c'est bon)
-un jus d'orange



Je vous laisse deviner qui a pris quoi.